Si vous êtes locataire, vous vous demandez peut-être si vous devriez ajouter l'assurance locataire à vos dépenses mensuelles. Après tout, vous dites-vous, peut-être que vos biens n'ont pas une si grande valeur, que ça ne vaut pas vraiment la peine de les assurer?

Vous pourriez être surpris d’apprendre qu’il existe d’autres raisons d’envisager la souscription d’une assurance des locataires, à part assurer vos biens. Par exemple, comme condition à la signature d’un bail, votre propriétaire pourrait exiger que vous déteniez une assurance. La raison la plus importante d’en souscrire une, cependant, est qu’en votre qualité de locataire, vous pourriez être légalement tenu responsable des dommages que vous causez aux lieux que vous louez ou à l’immeuble d’habitation dans son ensemble (si vous habitez un appartement ou une copropriété) ou de tout préjudice que vous causez à autrui. L’assurance des locataires peut vous offrir une protection financière si on vous tient responsable des dommages matériels causés à des biens ou des dommages corporels accidentels subis par une personne en raison d’une action involontaire de votre part.

L’assurance des locataires est parfois appelée assurance locataire ou assurance des biens meubles. Peu importe le nom utilisé pour la désigner, cette assurance s’adresse aux personnes qui louent, et non pas qui possèdent, les lieux qu’elles habitent.

Voici une ventilation des différentes garanties offertes par l’assurance des locataires et de l’importance de cette assurance dans votre plan financier personnel.

Que comprend l’assurance des locataires ?

Les trois garanties offertes dans le cadre d’une assurance des locataires sont l’assurance des biens meubles, l’assurance des frais de subsistance supplémentaires et l’assurance responsabilité civile. Examinons chacun séparément.

1. L’assurance des biens meubles couvre les coûts de réparation ou de remplacement de vos biens en cas de perte, de vol ou de dommages.

Supposons qu’il se produit un dégât d’eau dans l’appartement ou la copropriété situés au-dessus de vous, ou qu’une bougie oubliée par un voisin provoque un incendie et que certains de vos objets personnels sont endommagés par la fumée qui en résulte. L’assurance des biens meubles vous permettra de faire réparer ou de remplacer ces articles.

Même si vous croyez que vos effets personnels n’ont pas une grande valeur, vous seriez étonné des coûts qu’il vous faudrait engager si vous deviez soudainement les remplacer en partie ou en totalité ! Voici un défi : faites une inspection éclair de votre logement et notez combien il en coûterait selon vous pour racheter tous les biens que vous possédez, de vos vêtements à votre ordinateur portatif, en passant par vos meubles, votre téléphone cellulaire et votre appareil photo. La liste peut être très longue.

Deux types d’assurance des biens meubles sont offerts.

  • Le premier permet de couvrir presque tous les risques auxquels vous pourriez faire face et s’appelle assurance tous risques. L’assurance « tous risques » vous protège contre tous les risques susceptibles de causer des dommages à votre habitation, à l’exception des risques particuliers exclus de la police. Ces exclusions sont inscrites dans votre police. Si vous ne les trouvez pas, demandez à un conseiller de vous les signaler ou, si vous êtes en voie de souscrire une assurance, demandez au conseiller de vous les expliquer dès le départ. Vérifiez également si des limitations particulières s’appliquent. Par exemple, une police tous risques peut ne pas couvrir les dommages causés par l’usure normale (comme les touches qui commencent à tomber de l’ordinateur portatif que vous possédez depuis des années).
  • L’autre type d’assurance des biens meubles couvre uniquement les risques spécifiques énumérés dans votre police d’assurance. On les appelle les risques désignés. Par exemple, si votre police ne stipule pas que les dommages causés par le vol sont couverts, ils ne le sont pas.
  • Évidemment, l’assurance tous risques coûte plus cher que l’assurance couvrant les risques désignés seulement, parce qu’elle est plus complète.

Vous disposez également de deux options pour couvrir la valeur de vos biens : la valeur au jour du sinistre ou la valeur à neuf.

  • La protection selon la valeur au jour du sinistre couvre la valeur courante de vos biens (comme une voiture qui se déprécie), tandis que la protection selon la valeur à neuf couvre le coût de remplacement de l’article par un article neuf, c’est-à-dire qu’elle procure le montant nécessaire à l’achat de cet article au prix alors vendu en magasin.
  • Comme un bien perd généralement de sa valeur avec le temps, en raison de son usure et de son vieillissement (rappelez-vous votre ordinateur portable qui vous inspirait si confiance), le montant de l’assurance selon la valeur au jour du sinistre est généralement inférieur à celui de l’assurance selon la valeur à neuf pour un même article.

2. L’assurance des frais de subsistance supplémentaires couvre les dépenses supplémentaires que vous engagez pour vous loger temporairement lorsque l’habitation que vous louez devient inhabitable par suite d’un sinistre couvert.

Cette protection peut comprendre les frais d’hébergement à l’hôtel ou ailleurs, les frais de déménagement et les repas pendant que vous demeurez à l’extérieur de votre domicile, à concurrence des montants de garantie maximaux indiqués dans votre police.

3. L’assurance responsabilité civile couvre les coûts que vous devez verser à une personne qui vous poursuit en justice pour des dommages matériels causés à ses biens ou pour des dommages corporels que vous lui avez causés, involontairement.

Par exemple, une personne pourrait trébucher sur le cordon de votre ordinateur portable pendant que vous le chargez dans un café Starbucks et se fracturer le poignet dans sa chute ; votre baignoire laissée sans surveillance pourrait déborder pendant que vous regardez une nouvelle vidéo sur YouTube, causant des dégâts d’eau à un logement situé en dessous du vôtre ; ou votre chien pourrait mordre un amoureux de chiots trop curieux.

Si vous causez un préjudice à une personne ou des dommages à ses biens, la police d’assurance des locataires couvrira les coûts que vous engagez, y compris les frais de défense, si sa poursuite est autorisée.

Une police standard comporte généralement une couverture pouvant aller jusqu’à un million de dollars, mais vous pouvez augmenter ce montant si vous le désirez.

Combien coûtera l’assurance des locataires ?

Le coût d’une police d’assurance des locataires dépend de nombreuses variables, notamment de l’endroit où vous habitez et du type de logement que vous louez : maison, copropriété ou appartement. Il dépendra également de ce qui suit :

  • la compagnie d’assurance avec laquelle vous faites affaire, étant donné que différentes compagnies peuvent facturer des montants différents pour une même couverture,
  • vos antécédents en matière d’assurance habitation et les demandes de règlement d’assurance habitation que vous avez présentées par le passé ; et
  • la valeur des biens que vous assurez. Par exemple, vous pourriez estimer la valeur de vos biens à assurer à 10 000 $, tandis qu’une autre personne pourrait avoir besoin d’une protection de 75 000 $ ou plus.

Si vous êtes locataire, l’assurance des locataires peut se révéler un moyen efficace de protéger vos biens contre tout incident éventuel. Commencez à bâtir vos antécédents d’assurance grâce à l’assurance des locataires et faites-en une partie intégrante de votre plan financier en constante évolution.

 

Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.