Soyons proactifs et prenons les devants face aux problèmes de santé mentale. Ne laissez pas de vieux préjugés ni de fausses informations vous empêcher d'en apprendre plus.

La discussion ayant trait aux problèmes de santé mentale a fait beaucoup de chemin. Auparavant, les personnes qui souffraient d’une maladie mentale comme l’anxiété, la dépression, le trouble panique, le trouble de stress post-traumatique, une maladie bilopaire et autres se faisaient dire des banalités comme « Fais plus d’exercice », « Il n’y a pas de quoi être déprimé », ou encore la plus futile de toutes « Cesse de faire des caprices ! ». Certes, la société a quelque peu évolué dans sa façon de penser, mais des préjugés demeurent néanmoins associés aux troubles mentaux, ce qui dissuade de nombreuses personnes souffrantes d’obtenir de l’aide du corps médical ou de demander à leur employeur des aménagements.

« RBC Assurances travaille fort pour s’assurer qu’on parle de santé mentale et contribuer ainsi à dissiper les préjugés qui subsistent. Nous n’en sommes pas encore là, mais nous voulons sensibiliser les gens au fait que la maladie mentale est une invalidité, tout comme n’importe quelle autre invalidité », affirme Maria Winslow, première directrice générale, Assurance de personnes, RBC Assurances.

Voici sept mythes associés aux troubles mentaux :

Mythe 1 : « C’est entièrement ma faute, car je suis quelqu’un de faible. »

47 % des Canadiens estiment que la dépression n'est pas une véritable invalidité.

Le mot « faible » est à proscrire de vos pensées. (En réalité, vous savez vous montrer très fort face à un problème complexe.) Les troubles mentaux sont d’origine biologique et ne sont pas attribuables à un manque de volonté ni à des défauts de caractère. Par exemple, l’anxiété peut être causée par un déséquilibre chimique, des facteurs génétiques ou des éléments environnementaux comme le stress chronique ou un traumatisme1. La dépression quant à elle est le résultat d’une interaction complexe entre les facteurs suivants, ou la combinaison de certains d’entre eux : « déséquilibres chimiques, mauvaise régulation de l’humeur par le cerveau, vulnérabilité génétique, événements de la vie stressants, médicaments et problèmes médicaux », selon le Harvard Health Publishing2.

Mythe 2 : « Je ne veux pas qu’on le sache ; personne d’autre n’a ça et on me jugera de façon négative. »

Si vous croyez que vous seul souffrez de problèmes de santé mentale, détrompez-vous. Selon l’Association canadienne pour la santé mentale, près de la moitié de la population sera ou aura été atteinte d’une maladie mentale avant l’âge de 40 ans3. Selon un récent sondage de RBC Assurances, 30 % des Canadiens se sont absentés du travail en raison d’une invalidité attribuable à une maladie mentale dont ils souffraient, et 7 % se sont absentés pour prendre soin d’un membre de la famille ou d’un ami souffrant de maladie mentale4.

Mythe 3 : « La maladie mentale n’est pas une invalidité. »

La maladie mentale est-elle une invalidité ? Le sondage de RBC Assurances révèle que 47 % des Canadiens estiment que la dépression n’est pas une véritable invalidité. Toutefois, comme il est mentionné plus haut, les problèmes de santé mentale trouvent leur origine dans des processus biologiques. Les troubles psychiatriques diffèrent des lésions cérébrales de nature organique ou des troubles de l’apprentissage. Le sondage fait référence aux situations où la maladie mentale nuit à la productivité et à la vie quotidienne et qui sont alors considérées comme des invalidités5. Souffrir d’une maladie mentale, c’est comme souffrir d’une blessure physique. Jugeriez-vous quelqu’un qui s’est absenté du travail pour suivre un traitement contre le cancer ? Bien sûr que non. Il faut les considérer sur un pied d’égalité », affirme Mme Winslow.

Mythe 4 : « Je ne peux pas demander de l’aide, car mon assurance invalidité ne couvre pas les problèmes de santé mentale. »

Il est important de savoir que la plupart des polices d’assurance invalidité couvrent la santé mentale. Seules quelques-unes l’excluent. Lorsque vous cherchez à souscrire une police, assurez-vous de vous informer auprès de votre conseiller de ce qui est couvert et de ce qui ne l’est pas. Assurez-vous que la maladie mentale ne fait pas partie des exclusions dans la définition d’« invalidité ». « RBC Assurances est la plus grande compagnie d’assurance invalidité au Canada. L’assurance invalidité remplace une partie de votre revenu si vous êtes incapable de travailler en raison d’une invalidité, que celle-ci soit de nature physique ou qu’elle soit associée à une maladie mentale », explique Mme Winslow.

Mythe 5 : « Les assurances invalidité sont toutes pareilles. »

L’assurance invalidité n’est pas une protection toute faite répondant aux besoins de tout un chacun. Discutez de vos besoins et de vos objectifs avec votre conseiller en assurance. Lorsque vous souscrivez la police, vous devez décider de la durée de votre couverture : elle doit être en vigueur pendant deux ans seulement ou jusqu’à l’âge de 65 ans ? Différentes options existent selon votre budget, votre revenu, la période de couverture souhaitée, votre âge et autres besoins. L’option de deux ans est peut-être la plus économique, mais songez à ceci : que feriez-vous si vous aviez encore besoin d’une couverture à l’expiration de l’assurance ? Une fois les deux années révolues, vous ne pouvez pas renouveler l’assurance. Avez-vous suffisamment d’épargne pour couvrir vos dépenses ?

Mythe 6 : « Attendez d’avoir un problème avant de souscrire une assurance invalidité. »

Vous devriez souscrire une assurance invalidité lorsque vous êtes jeune et en santé, car vous êtes plus susceptible d’obtenir la couverture souhaitée et pourriez payer une prime moins élevée. Si vous attendez d’être en pleine crise, vous ne serez pas admissible à l’assurance.

Dans certains cas, il est possible d’obtenir une police d’assurance invalidité après avoir reçu un diagnostic de maladie, mais celle-ci serait spécifiquement exclue des maladies couvertes.

Mythe 7 : « Je ne peux pas m’absenter du travail ; mon patron ne comprendrait tout simplement pas. »

Au vu de la stigmatisation qui existe toujours au sujet des problèmes de santé mentale, 38 % des Canadiens qui ont répondu au sondage craignent que le fait de s’absenter du travail pour se rétablir d’une maladie mentale ne compromette leur sécurité ou emploi au sein de leur entreprise. À vrai dire, 25 % des répondants ne pouvaient pas s’absenter du travail pour une invalidité mentale, car leur lieu de travail ne le permettait pas.

Communiquez avec votre Service des ressources humaines pour connaître la politique en vigueur et demandez qu’on vous mette en contact avec une personne qui pourrait vous expliquer quelles options vous sont offertes.

Mme Winslow affirme que « prendre le temps de penser à soi peut vous aider à vous rétablir plus rapidement et à devenir plus productif. »

Si vous avez des questions au sujet de l’assurance invalidité, communiquez avec un conseiller de la Compagnie d’assurance vie RBC près de chez vous.

Sources :

1. « Anxiety Disorders », Cleveland Clinic. Consulté le 4 juillet 2019.
my.clevelandclinic.org/health/diseases/9536-anxiety-disorders

2. « What Causes Depression? » Harvard Health Publishing. Consulté le 4 juillet 2019.
health.harvard.edu/mind-and-mood/what-causes-depression

3. « Faits saillants sur la maladie mentale », Association canadienne pour la santé mentale. Consulté le 4 juillet 2019.
https://cmha.ca/fr/faits-saillants-sur-la-maladie-mentale

4. Sondage sur l’assurance invalidité de RBC Assurances réalisé par Ipsos, janvier 2018

5. « What is Psychiatric Disability and Mental Illness? » Boston University Center for Psychiatric Rehabilitation. Consulté le 4 juillet 2019
cpr.bu.edu/resources/reasonable-accommodations/what-is-psychiatric-disability-and-mental-illness/

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