Lisez la suite pour comprendre les différences entre l'assurance maladies graves et l'assurance invalidité, et comment déterminer si vous avez besoin d'une de ces assurances, ou des deux, pour vous aider à protéger votre revenu.

Près de sept Canadiens sur dix déclarent être endettés – et quatre sur dix affirment ne pas savoir comment ils paieraient leurs factures s’ils tombaient gravement malades ou invalides et ne pouvaient plus travailler.

Souscrire une police d’assurance constitue une solution pour continuer de recevoir un revenu en cas de maladie subite ou de blessure. Même s’il s’agit de deux produits différents, l’assurance maladies graves et l’assurance invalidité offrent toutes deux une protection financière lorsqu’on ne peut plus travailler et gagner un revenu.

Ce qu’il faut savoir sur l’assurance invalidité

  • L’assurance invalidité procure un revenu mensuel, appelé prestation, qui remplace une partie de votre chèque de paye habituel si vous vous retrouvez subitement dans l’incapacité de travailler en raison d’une maladie ou d’une blessure. Cela inclut les maladies mentales, telles que l’anxiété, la dépression et le trouble de stress post-traumatique. Voici quelques exemples de maladie ou de blessure qui peuvent être couvertes par une police d’assurance invalidité et vous donner droit à des prestations :
    • si vous développez une maladie mentale, telle qu’un trouble de l’anxiété généralisée ;
    • si vous subissez une blessure, p. ex. une fracture de la jambe ; ou
    • si vous contractez une maladie physique, telle que la sclérose en plaques.
  • Votre police d’assurance invalidité particulière expliquera en détail les modalités de votre protection – tels que :
    • la période d’invalidité qui doit s’écouler avant que débute le versement des prestations mensuelles,
    • le montant maximal que vous pourriez recevoir chaque mois, et
    • la période maximale pendant laquelle les prestations seraient versées si vous demeuriez invalide.

Par exemple, votre police peut indiquer que les prestations couvrent 60 % de votre salaire brut jusqu’à concurrence de 4 500 $ par mois ; que le versement débutera 60 jours après que vous avez contracté une maladie ou subi une blessure couverte par votre police (cette période de 60 jours est appelée le « délai de carence ») et les prestations seront versées jusqu’à l’âge de 65 ans, tant que vous demeurez invalide et êtes incapable de travailler.

  • Une police d’assurance invalidité vous couvre soit en fonction de votre « propre profession », soit en fonction de « toute profession ». Si vous bénéficiez de la couverture « propre profession », vous continuerez de recevoir votre prestation mensuelle si vous êtes dans l’incapacité de reprendre l’emploi que vous exerciez avant l’invalidité. En revanche, si vous bénéficiez de la couverture « toute profession » et êtes incapable de reprendre votre emploi habituel, mais que vous pouvez exercer un emploi moins exigeant, le versement des prestations mensuelles pourrait cesser.
  • Certains Canadiens sont couverts par une assurance invalidité par l’entremise de l’employeur. Étant donné que les employeurs offrent habituellement une protection « toute profession », adressez-vous au service des ressources humaines pour connaître le genre de protection dont vous bénéficiez, le cas échéant.
  • Les Canadiens peuvent souscrire une police d’assurance invalidité individuelle auprès d’un courtier d’assurance ou d’une compagnie d’assurance et choisir la protection qui répond à leurs besoins particuliers, et qui comprend notamment la protection « propre profession ».
  • Le nombre de Canadiens ayant une assurance invalidité par l'entremise de l'employeur est en baisse – moins de la moitié des employés canadiens déclarent être couverts par le régime de l'employeur, et parmi les employés ne bénéficiant d'aucune protection au travail, plus de huit sur dix indiquent ne pas avoir souscrit leur propre police d'assurance.

  • Si vous êtes couvert par le régime de votre employeur et que ce dernier assume le coût de l’assurance en votre nom, le revenu que vous recevrez en vertu de la police est imposable. Si vous assumez le coût de l’assurance invalidité dont vous bénéficiez au travail, la prestation mensuelle n’est pas imposable.
  • Si vous êtes titulaire d’une police souscrite à titre personnel, la prestation mensuelle que vous recevez en cas de maladie ou d’invalidité n’est pas imposable.

Ce qu’il faut savoir sur l’assurance maladies graves

  • En vertu d’une police d’assurance maladies graves, vous recevrez une prestation forfaitaire si on vous diagnostique l’une des maladies couvertes par la police – telles qu’un cancer, la maladie d’Alzheimer, une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral.
  • Contrairement à une police d’assurance invalidité, l’assurance maladies graves offre une protection pour certaines maladies, mais pas pour des blessures.
  • La prestation forfaitaire prévue par la police d’assurance maladies graves n’est pas déterminée par le revenu perçu avant le diagnostic, et contrairement à l’assurance invalidité, il n’est pas nécessaire d’avoir un emploi pour y être admissible.
  • Une autre différence que vous avez peut-être remarquée entre les deux types d’assurance, c’est que vous recevez une somme forfaitaire au titre d’une assurance maladies graves, et non des prestations mensuelles comme pour une assurance invalidité.
  • Le montant forfaitaire est versé libre d’impôt. Vous recevez la prestation après une période d’attente relativement courte – appelée période de survie, qui est habituellement de 30 jours à compter du diagnostic – et votre demande de règlement est approuvée par la compagnie d’assurance.
  • Le fait de recevoir une indemnité de maladie grave n’a pas d’incidence sur les prestations d’invalidité que vous pourriez également recevoir ou auxquelles vous êtes admissible, et il n’y a pas de restrictions quant à la façon dont vous dépensez l’argent. Par exemple, vous pouvez décider d’utiliser la somme forfaitaire pour obtenir une aide qui s’occupera des tâches ménagères que vous n’êtes plus capable d’accomplir vous-même, pour payer les frais de garde d’enfant ou pour rénover votre domicile afin de l’adapter à vos besoins.
  • Si vous désirez souscrire une assurance maladies graves, vous devez examiner soigneusement les protections offertes par chaque police et les comparer, et poser beaucoup de questions – car elles peuvent varier grandement. Par exemple, certaines polices ne versent la prestation que si vous recevez un diagnostic d’une des cinq maladies précisées, tandis que d’autres peuvent couvrir jusqu’à trente affections médicales différentes.

Bien des Canadiens sont conscients de l’importance de l’assurance vie, mais l’assurance maladies graves et l’assurance invalidité représentent elles aussi une partie importante de votre planification financière. L’assurance maladies graves et l’assurance invalidité sont parfois appelées des assurances à « prestations du vivant » car, contrairement à l’assurance vie, les prestations au titre de ces polices sont versées de votre vivant ; c’est donc vous, au lieu de votre bénéficiaire, qui bénéficiez directement de cette protection.

Avez-vous songé à la façon dont vous paierez vos factures et gérerez vos dépenses si vous tombez subitement malade ou que vous vous blessez et n’êtes plus capable de travailler ? Vous devriez prendre le temps de calculer la somme dont vous auriez besoin si l’inattendu se produisait pour vous assurer que votre revenu est protégé et étudier les options dont vous disposez comme outils de secours.

Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.