Avant de vous évader à Hawaï ou de dévorer tous les livres de croissance personnelle que vos amis vous ont probablement offerts, voici huit mesures financières à envisager.

Une rupture, ce n’est jamais simple. Lorsqu’un mariage ou une union de fait prend fin, il peut être difficile de savoir comment prendre soin de soi sur le plan financier tout en gérant les aspects émotionnels de la séparation. Avant de vous évader à Hawaï ou de lire les nombreux livres de croissance personnelle que vos amis vous ont probablement mis entre les mains, voici huit mesures financières à envisager.

1. Actualisez l’inventaire de vos biens

Même si vous ne pensez pas que votre ex-conjoint profitera de la situation, il pourrait être indiqué d’exiger que les retraits des comptes conjoints soient autorisés par vous deux jusqu’à ce que vous vous entendiez sur le partage des fonds. N’oubliez pas de changer les NIP de vos comptes personnels et, le cas échéant, de faire rediriger le versement de votre paie dans l’un de vos comptes personnels. N’oubliez pas non plus de changer le bénéficiaire de vos comptes enregistrés comme les REER, les CELI et les FERR. Une fois le partage des fonds et autres actifs déterminé, rendez-vous à la banque pour fermer les comptes conjoints et virer les fonds qui y sont détenus.

2. Déterminez que faire de votre résidence

Gardez-vous la résidence que vous aimiez tant ou déménagez-vous dans un nid plus douillet ? Dans un cas comme dans l’autre, il faudra vraisemblablement vendre la résidence pour en partager le produit, ou modifier le titre de propriété. Avant de désigner officiellement lequel des ex-conjoints gardera la résidence, rencontrez votre prêteur hypothécaire pour vous assurer que le nouveau propriétaire peut prendre en charge le prêt. Chargez ensuite un avocat ou un notaire d’effectuer le changement de titre de la propriété. Si vous gardez celle-ci, veillez à faire retirer rapidement le nom de votre ex-conjoint de l’hypothèque.

3. Réglez la question des dettes

Si vous avez des dettes conjointes, il peut être essentiel de les régler pour éviter qu’elles ne reviennent vous hanter plus tard. Déterminez avec votre ex-conjoint les mesures à prendre à leur égard. Prenez soin d’annuler vos cartes de crédit conjointes et, le cas échéant, d’en partager le solde en transférant les sommes convenues à des comptes de carte de crédit détenus séparément. Tâchez, dans la mesure du possible, de rembourser les prêts conjoints ou du moins, de les refinancer ou de les transférer au nom d’un seul des conjoints. Si votre ex-conjoint est un utilisateur autorisé de l’un de vos comptes de carte de crédit, retirez-lui cette autorisation. Vérifiez attentivement votre rapport de solvabilité pour vous assurer de ne rien avoir oublié, comme la carte de crédit d’un grand magasin que vous aviez jadis demandée ensemble. Vous ne voulez pas vous retrouver contraint de payer pour les meubles de sa nouvelle chambre à coucher.

4. Mettez à jour vos polices d’assurance

Prenez rendez-vous avec votre assureur ou votre courtier d’assurance pour faire modifier vos polices d’assurances habitation, automobile et vie. La bonne nouvelle ? Le retrait de votre ex-conjoint de votre assurance des propriétaires ou des locataires pourrait vous faire économiser, puisque vous n’assurerez plus ses biens. Il en ira de même s’il était assuré à titre de conducteur additionnel sur votre police d’assurance automobile. Si vous régliez les primes de l’une de ces polices par prélèvements automatiques sur un compte conjoint, n’oubliez pas de mettre à jour vos coordonnées. N’oubliez pas aussi de changer le bénéficiaire de votre assurance vie et de mettre à jour vos polices d’assurance collective.

5. Révisez votre testament

Comme vous avez vraisemblablement rédigé votre testament à une époque où vous envisagiez un tout autre avenir, il est temps de le mettre à jour pour qu’il tienne compte de votre réalité actuelle. Le divorce n’invalide pas le testament, mais il révoque la désignation de l’ex-époux à titre d’exécuteur testamentaire, de liquidateur ou de bénéficiaire. Si aucun autre bénéficiaire que l’ex-époux n’a été désigné dans le testament, il peut être nécessaire de modifier celui-ci.

6. Changez vos mots de passe

Si votre ex-conjoint connaît les mots de passe de votre compte de courtage ou de courriel ou de votre compte Netflix, il est important de les changer. Même si vous n’avez accédé qu’une seule fois à vos comptes à l’aide d’un appareil de votre ex-conjoint, il est plus prudent que vous créiez de nouveaux mots de passe afin de protéger vos renseignements.

7. Consultez votre équipe de conseillers

Veillez à ce que tous les professionnels de la finance avec qui vous traitez – votre conseiller financier, votre comptable ou votre conseiller juridique – soient au courant de votre divorce. Ceux-ci peuvent vous aider à prévoir les conséquences financières ou fiscales potentielles de votre divorce, comme l’impôt exigible sur la vente éventuelle d’actifs ou le montant d’impôt que vous devrez vous attendre à payer l’année suivante. Les surprises fiscales ou financières sont rarement bonnes. Mieux vaut donc y être préparé.

8. Mettez à jour les coordonnées des personnes à joindre en cas d’urgence

La dernière chose que vous souhaitez, c’est qu’on appelle votre ex-conjoint si vous tombez du tapis roulant en vous entraînant. Mettez à jour les coordonnées des personnes à joindre en cas d’urgence à votre travail, au gymnase, dans les cliniques médicales et partout ailleurs où les coordonnées de votre ex-conjoint figurent au dossier.

Vous songez à faire cavalier seul en ce qui concerne l’assurance auto ? Vérifiez si le retrait de votre ex-conjoint pourrait vous faire économiser. Vous apportez des changements à votre assurance vie ?

Vous préférez parler à quelqu’un ? Appelez votre conseiller en assurance.

 

Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.