Si vous n'avez pas d'enfants, vous croyez peut-être que vous n'avez pas besoin d'assurance, souvent considérée comme une protection pour vos proches après votre décès — mais l'assurance peut aussi protéger vos finances de votre vivant, en assurant votre stabilité financière en cas d'imprévu.

Vous avez peut-être pensé à un moment donné, « si j’ai des enfants, j’envisagerai de souscrire une assurance, mais si je n’en ai pas, alors, ce ne sera probablement pas nécessaire », et il se peut que vous ayez raison. Les gens pensent souvent que l’assurance sert à procurer de l’argent, un avantage financier, à ceux qu’ils laissent derrière eux en cas de décès, et c’est vrai pour l’assurance vie. Cependant, il existe une assurance qui peut aussi aider à protéger votre revenu et vos finances de votre vivant.

Deux types d’assurance qui peuvent vous aider en ce qui a trait aux questions d’argent de votre vivant sont l’assurance maladies graves et l’assurance invalidité. Ces types d’assurance sont des assurances à prestations du vivant, parce qu’elles procurent un avantage financier de votre vivant.

Voici comment l’assurance à prestations du vivant pourrait fonctionner.

Prestations du vivant pour Sonja : assurance invalidité

Sonja et Martin sont mariés et vivent à Montréal. Ils travaillent tous les deux à temps plein, gagnant chacun environ 60 000 $ avant impôts. Sonja travaille comme administratrice dans une clinique chiropratique locale, et Martin est professeur au secondaire.

Sonja s’inquiète du fait que si quelque chose lui arrivait, comme une maladie ou une blessure grave, elle n’aurait pas d’argent pour payer ses factures et aider à maintenir son mode de vie et celui de Martin. Sonja et Martin aiment voyager, et ils ont mis de l’argent de côté pour prendre une « année sabbatique » dans sept à dix ans. Sonja a décidé de souscrire une assurance invalidité individuelle pour aider à protéger son revenu et leurs projets d’avenir, à elle et à Martin.

Un jour, alors qu’elle sortait précipitamment, Sonja a trébuché et est tombée, se blessant à la moelle épinière et se cassant la cheville. Ses médecins sont convaincus qu’elle se rétablira complètement de ses blessures, mais ils s’attendent à ce que cela prenne jusqu’à six mois avant qu’elle ne soit prête à reprendre le travail.

Une fois que son médecin a rempli les documents requis, Sonja fait une demande de prestations d’assurance invalidité et sa demande est approuvée. Puis, après un délai de carence de 30 jours, l’assurance invalidité de Sonja commence à lui verser une prestation mensuelle. Sa police lui verse 85 % du revenu après impôts qu’elle gagnait avant son accident. Grâce à ses prestations mensuelles, Martin et elle sont en mesure de maintenir en bonne partie leur budget, notamment la mise de côté de fonds pour leur congé sabbatique. Grâce à l’assurance invalidité, Sonja n’a pas à s’inquiéter de ses finances et peut plutôt se concentrer sur son rétablissement.

Prestations du vivant pour Arturo : assurance maladies graves

Arturo est célibataire et vit à Vancouver. Il a souscrit une police d’assurance maladies graves il y a quelques années, après que deux de ses proches ont reçu un diagnostic de maladie mettant leur vie en danger et qu’il a constaté à quel point un diagnostic de maladie grave affectait leurs finances. Arturo voulait s’assurer qu’il pouvait payer ses factures et maintenir son niveau de vie s’il avait une maladie grave qui pourrait avoir une incidence sur sa vie quotidienne.

Récemment, Arturo a reçu un diagnostic de lymphome, un type de cancer qui prend naissance dans les globules blancs. Arturo présente une demande de règlement au titre de sa police d’assurance maladies graves et reçoit une somme forfaitaire non imposable de 150 000 $ qu’il peut utiliser comme bon lui semble. Avec le montant forfaitaire, Arturo est en mesure de payer les services de ménage et de préparation des repas dont il a besoin pendant son traitement. Il utilise également une partie de la prestation forfaitaire pour rembourser son hypothèque, ce qui réduit ses frais de subsistance courants. Par la suite, comme il a également réduit son solde hypothécaire, il n’a pas besoin de gagner autant s’il n’est pas en mesure de reprendre le travail comme avant.

La prestation de son assurance maladies graves a permis à Arturo de renforcer ses finances et de maintenir sa qualité de vie, alors qu’il subit l’impact du diagnostic et du traitement d’une maladie grave.

Comment l’assurance peut réduire les répercussions financières d’un imprévu

Ces deux exemples illustrent le rôle important que les prestations du vivant peuvent jouer dans la sécurité financière.

Si vous n’avez pas d’enfants, vous ne voulez peut-être pas d’une grosse police d’assurance vie qui procure une prestation en cas de décès, mais vous pourriez tout de même vouloir souscrire une petite police pour vos derniers frais, comme le coût des funérailles.

Il est également important de reconnaître l’impact que la maladie ou l’invalidité peut avoir sur vos plans financiers de votre vivant. Par exemple, la Société canadienne du cancer affirme qu’en moyenne chaque jour, 617 Canadiens reçoivent un diagnostic de cancer – et que le cancer peut survenir à tout âge. Selon l’Agence de la santé publique du Canada, environ 1,6 million de Canadiens souffrent de maladies du cœur ou vivent avec les séquelles d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Et en 2017, 22 % de la population canadienne âgée de 15 ans et plus, soit environ 6,2 millions de personnes, présentait au moins une incapacité.

L’assurance à prestations du vivant, qu’il s’agisse d’assurance maladies graves ou d’assurance invalidité, peut vous aider à vous assurer que vous êtes toujours en mesure de réaliser vos plans.

Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.