Que ce soit votre premier, deuxième, troisième congé ou plus (auquel cas nous saluons votre prouesse !), un peu de préparation et de planification peut vous permettre de tirer le maximum de votre temps à la maison, tout en assurant une transition en douceur pour votre employeur et vos collègues.

Entre une carrière bien remplie, l’aménagement de la chambre parfaite pour bébé, l’étude de la technologie des poussettes et l’assimilation de toute l’information sur les nouveau-nés, votre congé a pu, à un moment donné, vous sembler bien loin. À l’approche de votre congé, comment vous préparez-vous à en tirer le meilleur parti ?

La vie professionnelle

Après avoir informé votre employeur que vous êtes sur le point d’embarquer dans l’aventure exaltante de la maternité ou de la paternité, essayez de faire en sorte que la transition se fasse en douceur pour votre employeur et toute autre personne concernée par votre congé. Organisez une ou deux rencontres avec votre directeur et le service interne des RH quelques mois avant votre départ, puis rencontrez-les de nouveau quelques semaines avant.

  1. Établissez des lignes directrices claires sur la façon de communiquer avec vous (le cas échéant) et le type de communications appropriées pendant votre absence. Selon l’ensemble de vos responsabilités ou votre degré de participation à des projets, vous préférerez peut-être qu’un collègue ou gestionnaire communique avec vous à l’occasion. Établissez les règles – et tenez-vous-y – que doivent observer les coéquipiers s’ils veulent communiquer avec vous.
  2. Avant votre départ, demandez à votre directeur des RH quelles sont vos options concernant les jours de vacances non utilisés, les congés de maladie, ainsi que les congés compensatoires et personnels. Selon la politique de congé de maternité et parental en vigueur dans votre entreprise, vous pourrez peut-être prolonger votre congé. Toutefois, il est préférable que tout le monde connaisse la date prévue de votre retour au travail pour que personne n’ait à assumer tant bien que mal vos responsabilités.
  3. Investissez du temps dans la préparation d’un document détaillé des « choses à faire en mon absence », que vous sauvegarderez dans un endroit centralisé, facilement accessible. Ajoutez-y des renseignements importants sur des programmes ou clients particuliers, qui se révéleront utiles à toute personne qui prendra la relève pendant votre congé de maternité ou parental.
  4. .Réglez le plus de détails possible avant la date d’accouchement. Préparez vos réponses automatiques d’absence du bureau et votre message vocal, et mettez de l’ordre sur votre poste ou dans votre bureau. N’oubliez pas que les bébés ont leur propre agenda. Vous pourriez devoir partir plus tôt que prévu en raison de l’arrivée précipitée de votre bébé.

Aspect financier

L’arrivée forte en émotions de votre nouveau-né enfin chez vous ne devrait pas être troublée par des préoccupations liées aux finances et à l’avenir. En attendant de faire connaissance du petit dernier de la famille, consacrez un peu de temps à songer à vos nouvelles réalités fiscales.

  1. Selon votre situation financière, vous pourriez être admissible à des prestations financières et à des prestations liées à l’assurance maladie dans le cadre du régime d’avantages sociaux offert par votre employeur. Assurez-vous d’obtenir une liste détaillée des prestations financières (supplément de salaire, admissibilité à une part de l’enveloppe des primes) que vous pouvez demander ou dont vous pouvez vous prévaloir – y compris les soins dentaires, les soins de la vue et les massages – pendant votre congé temporaire.
  2. Si vous ne participez pas déjà à un programme, envisagez de souscrire une assurance vie. Avec l’arrivée d’un nouveau-né, cette protection est encore plus justifiée. D’ailleurs les planificateurs financiers vous diront qu’elle peut constituer la base d’un solide plan financier pour votre famille.
  3. Envisagez d’ouvrir un REEE (régime enregistré d’épargne-études). Alors que vous êtes en plein dans les couches, l’université ou le collège peut vous sembler bien loin. Mais le temps est votre allié et vous permet d’épargner pour la réussite future des études de votre enfant en cotisant chaque mois une somme modique.
  4. Si vous êtes admissible au programme de prestations de maternité et parentales de l’assurance-emploi offert par le gouvernement du Canada, il est à noter que vous pouvez « commencer à recevoir des prestations au cours de la huitième semaine précédant la date prévue (ou la date réelle) de votre accouchement ». N’attendez pas pour faire votre demande, car vous risquez de perdre des prestations. La demande en ligne prend environ une heure et nécessite des renseignements de la part de votre employeur. Il est donc préférable de présenter votre demande avant de devoir vous installer devant votre ordinateur avec un nouveau-né dans les bras.

La vie à la maison

Peu importe combien de temps vous prévoyez être en congé, préparez-vous aux changements dans vos interactions de tous les jours. Il existe des dizaines de façons d’entrer en contact avec d’autres parents novices pour fêter l’arrivée d’un nouveau-né – et sympathiser avec eux.

Dans la plupart des quartiers, des groupes de mamans accueillent les nouveaux membres qui veulent faire part de leurs expériences, donner des conseils et se livrer à des activités. Si vous venez d’arriver dans la région, consultez la bibliothèque locale, arrêtez-vous dans une garderie ou littéralement, sortez vous promener et demander à un parent accompagné d’un bébé en poussette quelles sont les ressources offertes dans votre collectivité.

Les forums de discussion en ligne entre parents ainsi que les sites Web sur les bébés peuvent vous aider à maintenir des liens avec le reste du monde pendant la tété du matin ou entre les siestes. Grâce à des forums accueillants, divertissants et utiles comme Canadian Moms Community et Baby Centre, vous pouvez vous prendre contact, et partager des moments, souvent avec une pointe d’ironie, avec d’autres parents et aidants familiaux, à un moment où vos interactions au quotidien avec votre réseau social ont quelque peu changé.

La vie en voyage

L’idée de voyager avec un nourrisson quelques jours à peine après sa naissance peut sembler relativement ardue, mais une fois que vous avez retrouvé votre vitesse de croisière, vous voudrez peut-être profiter au maximum de votre congé, par exemple en rendant visite à vos proches ou en instaurant de nouvelles traditions familiales. Il est essentiel de bien se préparer (comme pour toute sortie avec un nourrisson) ; bien que pour les documents de voyage, votre petit devra être né avant de pouvoir faire une demande.

Une fois votre bébé à la maison, demandez dès que possible une copie de son certificat de naissance et faites faire des photos de passeport. Une demande de passeport peut prendre de quatre à six semaines, voire plus longtemps (selon la rapidité avec laquelle vous pouvez obtenir les documents requis). Consultez le site Web du gouvernement du Canada pour obtenir de l’information sur les passeports pour enfants et vous assurer que votre demande est approuvée rapidement.

Si vous êtes chef de famille monoparentale ou si vous voyagez seul avec votre nourrisson, il est souvent recommandé d’obtenir une lettre de consentement notariée confirmant que l’autre parent (le cas échéant) vous a donné l’autorisation de partir avec votre enfant à l’étranger ou dans une autre province.

Le retour au travail

On dit souvent aux jeunes parents « profitez-en, ça passe trop vite ». Tout d’un coup, après des mois passés à la maison avec votre bébé, le moment est venu de reprendre le chemin du travail. Même si la transition peut être plus difficile qu’elle ne l’était au moment de partir, voici quelques moyens pour faciliter les choses.

  1. Vous avez peut-être déjà utilisé des jours de vacances supplémentaires, mais rien ne vous empêche de demander à votre employeur si vous pouvez reprendre le travail de façon échelonnée. Travailler trois jours par semaine au bureau et deux jours à la maison (avec des services de garde à sa disposition) peut aider tout le monde à s’adapter. Si ce n’est pas possible, il vous sera peut-être plus facile pour vous – et votre bébé – d’utiliser vos dernières semaines pour recréer votre absence, ne serait-ce que quelques heures par jour, et profiter de temps bien à vous (rendez-vous chez le coiffeur, massage, magasinage) tout en vous habituant tous les deux à des séparations de plus en plus longues.
  2. Les mères qui allaitent voudront s’assurer d’avoir accès à un endroit sûr, à l’abri des regards, pour pomper. Avant de reprendre le travail, parlez au service des RH de la possibilité d’avoir une salle réservée, ou élaborez un autre plan pour continuer à allaiter.
  3. La reprise du travail peut entraîner des changements dans les rôles et les attentes des ménages. Discuter des moyens de composer avec ces changements avant votre retour au travail vous aidera à mieux vous préparer, vous et votre famille. En comprenant les nouveaux rôles et les nouvelles responsabilités, et en vous engageant à maintenir le dialogue, vous éviterez des conflits éventuels lors de votre retour au travail.

Peu importe la durée de votre congé de maternité ou congé parental, devenir parents, pour la première fois ou non, peut être une aventure – et qui dit aventure, dit aussi préparation pour vous aider à en profiter au maximum.

Découvrez comment l’assurance vie peut protéger votre famille.

Vous préférez parler à quelqu’un ? Composez le 1 800 769-2568 ou trouvez un conseiller près de chez vous.

 

Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.