L'économie numérique d'aujourd'hui en évolution rapide comporte un risque accru de surmenage professionnel.

Emplois multiples, travail à temps partiel et travail autonome sont de plus en plus courant, en particulier chez les travailleurs de moins de 34 ans. Les journées de vacances et les régimes de retraite offerts dans le cadre des avantages sociaux sont de plus en plus rares. Ajoutez à cela le stress de la vie quotidienne dans les centres urbains et vous avez tout ce qu’il faut pour développer une myriade de problèmes de santé.

Selon une étude réalisée en 2015 par le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) à Toronto, plus de la moitié des travailleurs présentant des symptômes de dépression ne voyaient pas la nécessité de suivre un traitement, même à une époque où les stigmates entourant la maladie mentale ont diminué.

S’il est vrai que certains employeurs offrent à leur effectif, y compris aux travailleurs indépendants et aux pigistes, des services en santé mentale, ceux-ci ne sont pas garantis. L’assurance invalidité est un moyen pour les particuliers de se protéger financièrement en cas de surmenage qui nécessite un arrêt de travail ou de l’aide pour accéder à des ressources en réadaptation.

« Il existe une conception erronée au sujet de l’assurance invalidité, à savoir qu’elle sert uniquement en cas de blessure au travail, et même si c’est vrai, [l’assurance] fait beaucoup plus que cela », affirme Maria Winslow, directrice générale principale, Stratégie et gestion de produit, Assurance de personnes, pour RBC Assurances.

On peut déceler le surmenage professionnel par différents signes avant-coureurs comme l’insomnie, l’épuisement physique, le manque de concentration et l’anxiété.

On peut déceler le surmenage professionnel par différents signes avant-coureurs comme l'insomnie, l'épuisement physique, le manque de concentration et l'anxiété.

Le CAMH estime à environ 51 milliards de dollars par an le coût économique des maladies mentales au Canada, un chiffre qui comprend les dépenses en soins de santé, la perte de productivité et la réduction de la qualité de vie liée à la santé. Les Canadiens atteints de problèmes de santé mentale sont beaucoup moins enclins à travailler, les taux de chômage atteignant jusqu’à 90 % parmi ceux qui souffrent des formes les plus graves de maladie mentale.

« Nous savons que chaque semaine, quelque 500 000 Canadiens ne vont pas travailler en raison de problèmes de santé mentale, déclare Louise Bradley, présidente et chef de la direction de la Commission de la santé mentale du Canada. Et ce ne sont là que les personnes qui sont répertoriées et qui travaillent dans un milieu traditionnel [emploi à temps plein ou à temps partiel]. Mais lorsqu’on examine l’économie des petits boulots, il est impossible de faire le suivi [de l’absentéisme]. »

La question du présentéisme se pose aussi, ajoute Mme Bradley. Les gens se présentent au travail alors qu’ils ne devraient peut-être pas.

Ils peuvent se sentir obligés d’être au bureau ou de terminer leur travail dans un certain délai, ou ils ont simplement besoin d’argent.

Des fournisseurs comme RBC Assurances, qui reconnaissent l’augmentation des cas de maladie mentale et de surmenage professionnel, offrent aux particuliers une assurance qui couvre les demandes de règlement liées aux problèmes de santé mentale. Mme Winslow fait toutefois remarquer que les polices d’assurance invalidité ne sont pas toutes identiques.

« Je tiens à souligner que de nombreuses polices d’assurance invalidité contiennent des exclusions pour maladie mentale, explique-t-elle. Vous devez vous assurer de choisir un produit ne contenant pas ces exclusions. »

Selon le régime, les prestations sont imposables ou non.

« Ainsi, si vous devez vous mettre en arrêt de maladie, vous pouvez payer vos factures et vos dépenses et vous concentrer entièrement sur votre rétablissement », ajoute Mme Winslow.

Il est toujours bon de souscrire une assurance le plus tôt possible pour bénéficier de primes plus avantageuses. Vous devez toutefois vous poser certaines questions pour vous assurer que la couverture est adaptée à vos besoins et à votre situation professionnelle.

Êtes-vous travailleur autonome ? Avez-vous besoin d’une protection complémentaire à votre assurance collective ? De quel montant d’assurance avez-vous besoin pour couvrir vos dépenses au cas où vous devriez vous absenter du travail ? Votre assurance couvre-t-elle les accidents ou les maladies non professionnelles ? Que se passe-t-il si vous quittez votre emploi ?

L’assurance invalidité vise à réduire votre stress financier en période de maladie et d’absences du travail, affirme Mme Winslow. Il est donc important d’envisager une option de revenu futur, car la prestation de votre police ne va pas augmenter automatiquement.

Intégrée en général à la police d’assurance invalidité de longue durée, l’option de revenu futur permet à l’assuré d’augmenter sa couverture chaque année en fonction de l’augmentation de son revenu. Lorsque votre salaire augmente, votre couverture aussi.

Les Canadiens ont accès en ligne à une foule de ressources et d’outils pour les aider à reconnaître les signes de surmenage. Mais comme le travail à forfait se répand de plus en plus chez les moins de 34 ans, cette question devra faire l’objet d’une attention accrue parce que la maladie mentale frappe souvent les jeunes travailleurs.

« Il faut consacrer plus de ressources et d’études à ce problème », affirme Mme Bradley.

Vous cherchez un moyen de vous protéger sur le plan financier au cas où vous devriez vous absenter du travail pour des raisons liées à la santé mentale ? Parlez à un conseiller en assurance dès aujourd’hui.

 

Le présent article vise à offrir des renseignements généraux seulement et n’a pas pour objet de fournir des conseils juridiques ou financiers, ni d’autres conseils professionnels. Veuillez consulter un conseiller professionnel en ce qui concerne votre situation particulière. Les renseignements présentés sont réputés être factuels et à jour, mais nous ne garantissons pas leur exactitude et ils ne doivent pas être considérés comme une analyse exhaustive des sujets abordés. Les opinions exprimées reflètent le jugement des auteurs à la date de publication et peuvent changer. La Banque Royale du Canada et ses entités ne font pas la promotion, ni explicitement ni implicitement, des conseils, des avis, des renseignements, des produits ou des services de tiers.